“La magie n’est pas un Art, c’est le magicien qui en fait un Art” Salvano Origine et Histoire de la Magie en bref La magie est vieille comme le monde. Des récits attestent que dès 5000 ans avant J-C, elle était pratiquée par les hommes des cavernes, sans doute dans le cadre des rites religieux.
Le premier témoignage écrit à propos d’un magicien se trouve dans le texte de l’Egypte ancienne datant d’environ 2700 avant J-C, (papyrus de Westcar conservé au musée d’art égyptien de Berlin-Charlottenburg). Dedi de Dedsnefru (ou Meïdoum) était magicien de la Cour du Pharaon Kheops. Il décapitait une oie, un canard et leur rendait leurs têtes.
Au Moyen Age, il semble que la plupart des gens croyaient en la magie - toujours étroitement liée à la religion. On lui attribuait un pouvoir guérisseur.
Les premiers Européens à gagner leur vie en présentant des tours de magie furent les jongleurs du Moyen Age, artistes ambulants, avaleurs de sabre, cracheurs de feu, chanteurs et danseurs. Ils executaient le fameux tour de balles et de gobelets. Peu à peu, le répertoire de l’illusionisme moderne s’est enrichit de prestations d’artistes au cours des fêtes locales. Mais à la fin de cette periode de tours de passe-passe, les magiciens sont soupçonnées de sorcellerie, de commerce avec le diable et sont condamnés à mort.
La distinction entre tours d’adresse et sorcellerie ne se fait qu’à partir de 1584, quand un anglais (Reginald Scot) publie un livre intitulé “The Discovery of Witchraft”. Il y dévoile de nombreuses passes dans le but de convaincre le roi d’Ecosse (Jacques I) qu’il était injuste de condamner des artistes. En France, un livre est publié aussi la même année : “La première partie des subtiles et plaisantes inventions” par J. Prévost. Ces livres dévoilant les secrets pour la bonne cause annoncent le début de la substitution du terme “physique amusante” à celui de “MAGIE”
La magie devint à la mode au XVIIIème siècle et bientôt les spectacles de prestidigitation se firent dans les théâtres (de rue) construits seulement à cet effet. Cela favorisa la création de trucages de la scène dont la “magie moderne” fera bon usage notamment grâce à un français : Robert Houdin qui va ouvrir les portes de l’âge d’or de la magie... cela devient un art à part entière.
La magie connait fin XIXème siècle beaucoup de grands magiciens. Herrmann, Maskelyne (qui crée le “Mystery Hall” à Londres),Houdine (le roi de l’évasion), Robinson, Horace-Goldin, Kalanag, Robert Harbin. Les grands illusions se développent. Entre chaque grande illusion, les artistes font de petits numéros devant le rideau avec des cordes, des foulards, des cartes, pour avoir le temps d’installer le matériel pour le tour suivant. Le close-up (en anglais “gros plan”) devient un spectacle à part entière. Tant de grands noms qui composent la génération des “Maîtres” : “Professeur” Vernon, Tony Slydini, John Ramsay, Arturo de Ascanio, Johnny Thomson, Fred Kaps, Albert Ghosman, René Lavand...
Toutes ces sortes de magie trouvent un nouveau terrain d’accueil : la télévision : David Copperfield, David Blaine, Paul Daniels, Juan Tamariz, Gérard Majax, Billis, et Mirouf et bien d’autres sont de véritables stars.
Tous ont marqué de leur empreinte l’histoire de l’illusionnisme en proposant de nouveaux concepts et numéros, en introduisant des présentations originales. Ils ont façonné l’univers de la magie moderne.
“PRESTIDIGITATION” Et plus de
L’expression “prestidigitateur” provient de Jules Rovère (1815) qui cherchait une appellation pour remplacer les titres “d’escamoteur” ou de “physicien”. Par changement de suffixe, prestidigitateur a produit prestidigitation. Etymologie de “prestidigitation” : - l’adjectif “preste” est emprunté à l’italien “presto” = agile - le radical “digitus” en latin= doigt - le suffixe “-ateur” donc “l’homme aux doigts agiles”
Prestidigitation et prestidigitateur sont attestés pour la première fois en 1823 (Dictionnaire historique de la langue française).
En revanche, le mot n’apparait dans le Dictionnaire de l’Académie Française qu’en 1878 (définition = celui qui fait des tours de gobelet, escamoteur).
Dans le dictionnaire de 1932-1935, la définition abandonne le thème des gobelets et ne conserve que “celui qui fait des tours d’escamotage”. Toutes ces informations proviennent des sites : plickmagie et antoine le magicien
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